Un support métallique (plaque / cylindre) est d'abord gravé, essentiellement sous forme de fines rainures. Une encre visqueuse est apposée sur le support pour la faire pénétrer dans les rainures. Le surplus en surface est évacué. L'encre est ensuite transférée sur du papier au moyen d'une forte pression. Elle se retrouve figée sur le papier en léger relief.
Toutes les couleurs sont possibles (couleurs pleines). Des juxtapositions / légers dégradés sont possibles grâce à un procédé particulier (principe d'Orlov).
Étant donné que ce type d'impression est en léger relief, le fait d'imprimer des lignes avec des angles différents permet de créer des images latentes. Celles-ci sont surtout visibles à la loupe ou en inclinant le document.
Cette technique existe depuis longtemps; on la retrouve notamment sur des livres anciens. On la retrouve actuellement sur des billets de banque, sur des passeports (notamment l'intérieur des couvertures), des visas et d'autres documents (ex: anciennes cartes d'identité italiennes.
Les faussaires ne disposant en principe pas du matériel et surtout du support original, il est très rare que ce procédé soit correctement imité sur des contrefaçons.
Encre transférée au départ d'un support gravé par des rainures.
L'encre est figée en relief sous forme de lignes nettes.
Toutes les couleurs sont possibles.
Une juxtaposition et un léger dégradé sont également possibles.
Cette technique n'est utilisable que sur du papier en raison de la pression exercée.
Des fibres de papier sont parfois cassées autour des inscriptions.
La technique intaglio est régulièrement utilisée pour imprimer des images latentes.